
Chaque fois que je rencontre un obstacle ou que les événements ne se passent pas comme je l’avais prévu, ces pensées me trottent dans la tête : pourquoi est-ce que ça m’arrive ? Qu’est-ce que j’ai fait ou qu’est-ce que je n’ai pas fait qui a mené à cette situation ? C’est une habitude que j’ai depuis plusieurs années : revenir sur le pourquoi. Récemment, j’ai eu une révélation : la question n’est pas « pourquoi ? ». La vraie question est plutôt : « comment ? ».
Le pourquoi
La définition de pourquoi selon le Robert : « Question par laquelle on demande la raison d’une chose ; Pour quelle cause, dans quelle intention ? » Ce qui s’est produit est arrivé pour un certain motif, c’est vrai. Il peut être bénéfique de trouver une explication, dans le cas où j’aimerais me servir de cette information pour éviter de le reproduire.
Cependant, je préfère utiliser le comment, même dans ce cas ; me poser cette question me permet de savoir comment je peux agir différemment, plutôt que de connaître la façon d’empêcher un comportement. En effet, chercher sa cause ne me dit pas vraiment par quoi remplacer celui-ci, alors que le comment répond à cette question de manière positive.
De plus, me demander pourquoi, c’est demeurer dans le passé. Lorsque je le fais, je suis dans l’analyse, dans la réflexion. Pendant ce temps, la vie continue, et je reste coincée dans une situation. Ce faisant, j’ouvre la porte aux doutes et à mes peurs, car c’est souvent dans ces moments-là qu’ils refont surface ; et la meilleure façon d’apprivoiser la peur, c’est de passer à l’action.
Le comment
Il nous arrive tous de faire un mauvais choix, ou plutôt de prendre une décision lorsque nous n’avons pas toutes les données et nous rendre compte que ce n’était pas la meilleure. Faire des erreurs est humain, et c’est une réalité avec laquelle nous devons composer.
Un nouveau choix s’offre à nous lorsque cela se produit : laisser cette décision affecter notre moral en se demandant pourquoi nous n’avons pas fait les choses autrement, ou accepter ce qui est et faire face aux difficultés.

Regardons la définition du mot « comment », selon le Robert : « De quelle manière ; par quel moyen. » Donc, se demander comment, c’est utiliser les informations du moment présent pour régler une situation ou affronter ce qui se présente. Je ne reviens pas en arrière ; je fais plutôt appel à mon expérience pour faire des choix plus éclairés.
Voici des questions que je peux me poser, en lien avec le « comment » :
- Que puis-je faire maintenant ?
- Comment puis-je faire pour résoudre le problème avec les données que j’ai actuellement ?
- Comment puis-je continuer d’avancer malgré l’obstacle ?
Le comment et la créativité
Ces questions sont idéales pour changer de perspective, et ce faisant, cela m’amène à faire preuve de créativité et à trouver des solutions différentes.
Par exemple, récemment j’ai emménagé avec mon partenaire de vie dans une maison où l’escalier est très étroit. Constat : impossible de monter mon grand lit à l’étage. Le seul moyen que je voyais à ce moment-là, c’était de le vendre.
J’aurais pu me demander : « pourquoi l’escalier a-t-il été pensé de cette façon ? Pourquoi la vie me force-t-elle à me débarrasser d’un lit que j’aime beaucoup ? »
Je me suis plutôt posé la question suivante : « Comment puis-je faire pour conserver mon lit ? » En m’interrogeant ainsi, il s’est passé un phénomène incroyable : je me suis mise à avoir des idées différentes, même géniales, qui ont fait en sorte que je n’ai pas eu à vendre mon lit. Je me suis souvenue que j’avais déjà acheté un matelas en boîte à mon garçon. Puis, mon amoureux s’est rendu compte que les pattes de la tête de lit s’enlevaient. On a donc pu la monter sans difficulté. Restait le sommier. Au début, on a pensé utiliser deux planches, puis je me suis levée un matin avec cette idée : est-ce qu’il existe des sommiers coupés en deux ? Eh bien oui ! Ceux-ci se vendent aussi en deux parties. Problème réglé !
La vraie question
Vois-tu la différence ? Avec le pourquoi, je mets l’accent sur ce qui est révolu, sur l’analyse, je reste dans ma tête.
Je suis enfermée dans le passé, je ressasse des événements qui se sont déjà produits, et j’ai tendance à m’inventer de nouveaux scénarios. En effet, c’est facile de tomber dans le piège de « J’aurais dû dire ceci » ou « Avoir su, j’aurais fait cela ».
Avec le comment, je me concentre plutôt sur ce que je peux faire en ce moment, et non sur ce que j’aurais pu faire ; je me tourne vers l’avenir, au lieu de rester enfermée dans le passé ; je mets l’accent sur l’action, pour continuer d’avancer, même si je suis ralentie ; je me demande quelle est la meilleure façon de me sortir d’une situation. Je pense quand même, mais à des solutions parfois innovatrices que je mets en pratique maintenant !
Et toi, utilises-tu plutôt le pourquoi, ou le comment ?
En résumé

La clé pour surmonter les obstacles, c’est d’être dans l’action. Le pourquoi nous laisse à l’étape de la réflexion, alors que le comment, tout en passant par la réflexion, nous amène à l’action. Ce faisant, nous gardons notre attention sur notre objectif, et non sur ce qui n’a pas fonctionné. Nous créons notre réalité et nous trouvons des solutions pour réaliser nos rêves !
Raisonnement totalement erroné d’un auteur incapable de comprendre les 2 façons de penser..
L’une n’est pas meilleure que l’autre.
Ceux qui utilisent le pourquoi, analysent premièrement l’environnement afin d’en comprendre la mécanique du système. Ainsi il est possible de comprendre pourquoi cela fonctionne ou pas et ensuite d’élaborer une action en utilisant le comment
Ceux qui utilisent d’abord le questionnement comment souhaite être dans l’action avant l’analyse, ils souhaitent reproduire le résultat sans comprendre le pourquoi qui leur semble inutile. Cela n’empêche pas ces derniers de se poser des questions pourquoi dans un second temps.
C’est un biais cognitif très répandu dans l’entreprise entre par exemple les équipes commerciales et les équipes techniques.
Cela entraîne une dissonance et une incompréhension des parties.
Je comprends tout à fait votre perspective sur les deux façons de penser et je reconnais que le pourquoi peut être tout aussi essentiel dans certains contextes, notamment lorsque l’on cherche à comprendre profondément un système ou une situation avant d’agir. Le raisonnement que vous proposez — l’analyse avant l’action — a indéniablement sa place dans le processus de réflexion. Dans de nombreux cas, en effet, comprendre le pourquoi d’une situation peut éclairer nos décisions futures.
Pour ma part, dans l’article, je me suis principalement intéressée à la dynamique de passer à l’action, ce qui est souvent nécessaire quand on se trouve face à un obstacle immédiat. Le comment, à mes yeux, incite à une réponse plus pragmatique et orientée vers l’action, ce qui permet de ne pas rester bloqué dans l’analyse du passé.
Je suis d’accord que chaque approche, le pourquoi et le comment, peut avoir sa place selon les circonstances. Dans un contexte de prise de décision rapide, je trouve que le comment permet de maintenir l’élan et d’éviter une paralysie due à l’excès d’analyse. Mais, encore une fois, comme vous le soulignez, il est aussi essentiel d’analyser les mécanismes sous-jacents — ce qui rejoint votre vision du pourquoi.
Merci, Antoine, d’avoir partagé votre point de vue !